Les voies spirituelles possibles, par l'admin

Apport de la 4eme voie aux Occidentaux
(travail sur les 3 centres de l'être : intellect, émotionnel, moteur)
Ouvrage : Fragments d'un enseignement inconnu, Outspensky
G.I Gurdjieff est mort en octobre 1949 à Paris,

Modérateur : co-admin

Message
Auteur
Avatar de l’utilisateur
admin
Administrateur du site
Messages : 427
Enregistré le : 15 août 2016, 12:33
Localisation : Centre et Jura
Contact :

Les voies spirituelles possibles, par l'admin

#1 Message non lupar admin » 28 août 2016, 13:50

(Message posté sur l'ancien forum par l'admin, le 02/10/2010)

(Reconnaissance des voies par rapport à ma façon qui m’est arrivée de les parcourir durant mon enfance très difficile.)
Il existe trois voies principales : la voie du moine, la voie du yogi, la voie du fakir.

Bon, je vais parler de mes épisodes de mon enfance un petit peu dans ma première famille d’accueil, resté de six à quinze ans environ. Ce n’est pas pour autre chose que vous montrer la pratique d’exercices très durs mais très sûrs, qui m’ont permis sans le savoir, dix ans après, de trouver mes trois centres.

Chacune des trois voies, pratiquées toujours individuellement, peut prendre dans sa pratique entre dix et vingt ans, elle travaille sur un centre à la fois (émotionnel ou intellectuel ou moteur, qui sont les composants principaux de l’être). On parle aussi de "chambre", car chaque centre est un véritable cerveau muni lui-même de trois sous-centres).

Difficile de faire les trois voies en une seule vie. Il existe la quatrième voie (apport de Gurdjieff à l’Occident), qui travaille sur les trois chambres à la fois.

Travailler sur une chambre, c’est d’abord et toujours restreindre le fonctionnement de son corps (la forme de la partie de son être sur terre) à tout moyen permettant de reconnaitre le centre que l’on doit découvrir et sur lequel on doit travailler.

La voie du moine, c’est la reconnaissance et le travail du centre émotionnel. Elle consiste à trouver ce centre puis à travailler avec, en lisant un texte avec toute sa foi et son "attention d’âme". Le but, c’est que l’émotionnel prédomine à nouveau sur le centre intellectuel, et que la vérité d’un texte d’un prophète arrive directement à son cœur/sentir, donc que l’émotionnel traduise la lecture, les mots avec une fulgurante compréhension. Le centre émotionnel est le "cerveau", le centre le plus important de l’être (personnellement, j’ai pratiqué la voie du moine avec les questions/réponses de Monsieur Bernard Ruaud).

Attention : ne jamais prendre de notes, car il ne s’agit pas de travailler avec la mémoire des mots, mais avec un message possédant une réalité, un message du Christ par exemple ou de tout autre prophète très conscient, en répétant ce message, en cherchant ce que notre sentir nous en dit.

Le centre émotionnel reprend alors peu à peu sa place et sa fonction d’informer du réel et d’être ou non traduit par le centre intellectuel (ce qui n’est pas obligatoire). Bien évidemment, le guide spirituel corrige vos défauts à la question. Nombre de fois sur nombre d’années, mon guide ne m’a jamais répondu directement, mais m’a demandé si je savais pourquoi je posais la question (manque, besoin, dépendance intellectuelle très très souvent, etc.).

C’est une voie où il faut être sacrément influencé, une très grande rigueur de lecture (ou d’écoute à une réponse ; cela devient une science rigoureuse d’apprentissage à entendre correctement, pour que le message ne se perde pas en soi, mais arrive à son sentir). Cette science doit être adoptée, et pour aider le centre intellectuel à diminuer sa prépondérance, beaucoup de silence. Ce silence quasi-permanent dans ma famille d’accueil où je suis resté dix ans était une règle, ce qui m’a beaucoup aidé.

La voie du fakir, c’est la reconnaissance et le travail du centre moteur. Il s’agit de prendre des positions mécaniques, tout en se coupant peu à peu du corps et des souffrances générées par la position, afin de retrouver la subtilité "de faire" avant d’agir physiquement (j’ai bien été obligé de l’effectuer en famille d’accueil ; battus et torturés pratiquement chaque jour, nous devions en plus travailler très dur à la ferme, c’est une voie parcourue sans même que je m’en rende compte : c’est ainsi que nous restions immobiles dans une cour en gravier dès que nous avions terminé nos travaux physiques imposés, où il ne fallait pas marcher, jusqu’à la nuit tombée et jusqu’à ce qu’on nous autorise à rentrer).

Le plus dur, c’était l’été. Il y avait moins de chose à faire, et ce "travail" d’immobilisation pouvait durer pratiquement toute la journée (dix étés comme cela, et vous pouvez commencer à sentir l’émergence du centre moteur, qui vous aide bien, dans la subtilité, à reposer certains muscles et à en faire travailler d’autres sans même effectuer un mouvement…).

La voie du yogi est très proche du soufisme, c’est la reconnaissance et le travail sur le centre intellectuel. C’est l’exercice soufi qui consiste, en toute petite partie, à tourner sur soi durant des années (donc obligé à utiliser le centre moteur de son être avec peu à peu le moins de parasitage de la mécanique physique, et son émotionnel (guidé généralement par une vibration, un son), pour abaisser surtout la prédominance du centre intellectuel (le remettre a sa place)). Il s’agit donc de pomper un maximum d’énergie à l’aide du centre moteur, pour que l’intellect qui chez les hommes inconscients travaillent souvent avec l’énergie des autres centres, en soit démuni et finisse par abandonner sa prédominance.

Pour ma part, le centre intellectuel a été le plus difficile à trouver, bien que je n’ai pas fait d’étude, trop peureux à l’école dû aux coups que je recevais ; impossible de retenir ce que l’on m’apprenait. Mais dans ma famille d’accueil à la ferme où nous travaillions très dur (centre moteur), avec des tortures (dépassement de nos peurs, peur de la peur, résurgence du centre émotionnel), nous n’avions pas le droit de faire des devoirs ni même de lire, donc on ne pouvait rentrer que dans la nuit).

Souvent en temps de froid ou de pluie, nous restions mon frère et moi dans le noir le soir, dans une cabane de deux mètres carré sans lumière ni chauffage, sans faire de bruit. Les poules autour de nous qui mangeaient le blé jeté à terre ne devaient pas être dérangées, et cela durant dix ans : préparation sans que je le sache bien à la reconnaissance du centre moteur (ne rien faire, juste régler ses intentions de faire vers la survie, bouger le bout des doigts contre le froid) ; préparation à la reconnaissance du centre intellectuel (interdit de parler, apprendre à traduire vite de son sentir lorsque la peur de rentrer au chaud qui était la plupart du temps refusé à coup de coups, devenait de plus en plus grande, guettant les sons, renforçant notre don de voyance pour choisir le bon moment…, la voyance étant une possibilité du centre émotionnel de son être).

Evidemment, les deux centres travaillant bien par eux-mêmes avec leurs propres énergies, le centre émotionnel émergeait de lui-même, il nous aidait à nous sentir malgré le pire qui allait arriver (prendre des coups). Mon centre émotionnel me permettait de tout sentir, de laisser ainsi mon âme se reposer, intervenant donc sur un corps en réparation et donc moins meurtri au temps).

Il existe maintenant la quatrième voie, apport de Gurdjieff aux Occidentaux, qui est le travail sur les trois centres simultanés. Arrivé à cette possibilité, l’ayant trouvée, il me reste à la parcourir. Je sais que pour la parcourir et la trouver, il faut quand même une très large préparation (un très haut niveau de ménage effectué sur soi.). Tout doit être vu et appris : ce que vous prononcez, ce que vous faites, ce que vous craignez, comment vous jouissez, etc.

Bien évidemment, j’ai trouvé les centres et les sous-centres de mon être, et peut donc dire quand l’un des trois travaillent avec son énergie ou avec celle des autres ou quand j’en suis sourd (mauvaise utilisation des centres). Trois ans avant la mort de mon guide spirituel, auprès duquel j’ai travaillé treize années (exercices de Gurdjieff), j’ai trouvé mes neuf sous-centres (trois sous-centres par centre). Bien évidemment, j’ai vérifié auprès de lui. Je me suis d’ailleurs un peu trompé sur deux sous-centres.

L'admin.

Retourner vers « Georges Gurdjieff »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 1 invité